Henri Kichka

 

Ses parents, originaires de Pologne, s’installent à Bruxelles après la Première Guerre mondiale. Ils habiteront au 29 rue Coenraets, puis au 172 de la rue de Mérode. Henri naît le 14 avril 1926. Il suivra les cours de l’école primaire n° 7, place de Bethléem et, à partir de 1938, ceux de l’Athénée de Saint-Gilles, place Morichar. Le père d’Henri est tailleur à domicile.

Suite à l’invasion de la Belgique, le 10 mai 1940, il part en train le 13, avec ses parents et ses deux sœurs, pour aboutir à Revel, près de Toulouse. En septembre, comme tous les Juifs du village, ils sont emprisonnés au camp d’Agde, puis à Rivesaltes. Ils arrivent, grâce à l’aide financière d’une tante qui vient les chercher, à en sortir et à remonter à Bruxelles. Le 1er août 42, sa sœur Bertha, convoquée à Malines, est déportée à Auschwitz. Suit la première grande rafle des Juifs en Belgique qui a lieu la nuit du 3 au 4 septembre 1942. Ils sont arrêtés à leur domicile et, de la gare du Midi, transportés par train au camp de rassemblement de Malines. Le IXe convoi les emporte, le 12 septembre 1942, vers Auschwitz. Arrivés en gare de Kozel, tous les hommes doivent descendre du train. Il ne reverra plus sa mère, ni sa tante, ni sa sœur cadette. Il est successivement affecté aux Kommandos de Klein-Mangersdorf, Tarnowitz, Sint-Annaberg, Chopinitz-Katowice, et Blechhammer, où il retrouve son père.  En janvier 1945 il fait la « marche de la mort » vers Gross-Rosen, Weimar, et arrive à Buchenwald où décède son père. Après la libération du camp par les Américains, il est rapatrié par l’armée anglaise.